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L’identité numérique demande des précautions supplémentaires

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Si la vérification d’identité et le processus autour du KYC (Know Your Customer) est plutôt bien maîtrisé dans le monde physique avec des personnes physiques, il n’en est pas encore de même dans le monde numérique face à des personnes physiques ou morales. Il faut non seulement vérifier l’identité de son interlocuteur, mais parfois également les liens qu’il dit avoir avec la société qu’il représente, et s’assurer qu’il n’a pas un profil à risque. Face à ces difficultés, certaines banques ont tendance à prendre des décisions arbitraires comme la Barclays qui a décidé de bannir tous les transferts d’argent en provenance de Somalie, ou à HSBC qui a de fait fermé les comptes d’ambassades sis dans des pays à risque. Pour éviter de telles erreurs, il faut une approche tout en finesse, en couplant par exemple le Big Data, qui permet de se greffer à des référentiels publics ou à des prestataires externes, avec des techniques classiques de détections de la fraude. Aujourd’hui, des outils existent-tel SAP Hana, qui rendent possible, dès l’ouverture d’un compte, la vérification des pièces et l’identification des relations entre les données. Ces outils permettent d’avoir une information fine et pertinente. Dans le même ordre d’idées, le consortium Swift devrait lancer à la fin de l’année son KYC Registry, qui servirade répertoire de référence pour que les banques puissent vérifier l’identité de leurs consoeurs à l’étranger, sans avoir à demander de montrer patte blanche à chaque transaction internationale. Reste maintenant à convaincre les établissements clients de Swift de mettre toutes ces informations dans un fichier commun.

 

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